Recouvrement du monde par l’économie de marché et valorisation des modes de consommation occidentaux ont fait croître de manière démesurée la production mondiale de jus d’orange. L’envers du tableau publicitaire – Quoi de plus agréable pour bien commencer la journée ? – n’est pas très agréable à découvrir. Pouvons-nous continuer à l’ignorer ?

Jus d’orange : je vous le sers avec ou sans facture écologique et sociale ?

 

Le jus d’orange est un bon exemple. Au même titre que d’autres produits de consommation mondialisés – le concentré de tomates, par exemple -, la découverte de ses réels circuits de production est édifiante. Bien loin des bucoliques et joyeuses images publicitaires qui en vantent la consommation ! Cultures hyper-intensives et pesticides : assurément. Exploitation des producteurs : assurément. Informons-nous…

 

Image d’en tête : photo prise en 2017 par les Galline Felici après le passage d’un coup de vent dans une orangeraie en Sicile. Cette photo pourrait illustrer une autre réalité sicilienne, celle du petit producteur isolé qui renonce à récolter ses oranges en raison du trop faible « prix du marché » que lui en propose les grossistes, parfois moins de 10 centimes d’euro le kilo.

Jus d’orange et pesticides: des agrumes trop bien traités !

À Bon Entendeur, émission vidéo du 17 avril 2012 de la RTS (Suisse)
« Le jus d’orange se vend sous de nombreuses appellations: pur jus, jus de fruit, concentré, nectars et autres frais pressés. Mais d’où vient-il? Comment le fabrique-t-on? Et prend-on autant de pesticides que de vitamines en le buvant? »


Jus d’orange : une réalité acide

Envoyé spécial, émission vidéo du 29 janvier 2017, la 2 (France)
« Un jus d’orange frais chaque matin …peu importe la météo, c’est un rayon de soleil qui balaye la table du petit déjeuner ! Les Français raffolent de cette boisson, qui serait saine, naturelle et pleine de vitamines. Mais les spots télévisés cachent une réalité bien plus acide. Nous suivrons durant 12 000 kilomètres le long voyage du jus d’orange, des orangeraies brésiliennes, où les conditions de travail sont pénibles et les vergers arrosés de pesticides, jusqu’à la table de nos vacances, où il y a aussi quelques pépins ! »


L’histoire terrible cachée dans votre jus d’orange

Reporterre, article du 7 juin 2016 par Mathilde Dorcadie.
« Le Brésil est le premier exportateur mondial d’oranges. Sa production parvient le plus souvent sous forme de jus pour le petit-déjeuner européen. Pour le produire, des dizaines de milliers d’ouvriers travaillent dans des conditions de travail indignes et noyées de pesticides. »