Producteurs locaux

Les Givrés s’engagent aussi auprès des producteurs locaux.  Des femmes et des hommes de l’agriculture paysanne d’ici,  parfois bien proches de nos amis andalous et siciliens dans leur engagement et leurs soucis.  Découvrez-les ci-dessous, il nous revient aussi de les soutenir par notre intérêt et nos achats. D’autant plus que les pourcentages de fermes bio dans notre région sont très inférieurs à la moyenne nationale :  Nord  8%, Pas-de-Calais  5%  (2024). Et notre climat moins ensoleillé qu’ailleurs n’est pas le principal responsable de ces pourcentages riquiqui ! Plutôt la prédominance de l’agriculture intensive, dont celle de la pomme de terre : les Hauts-de France en produisent près des trois-quarts de la production nationale.

Sommaire : Huile de Colza – Théodore Bricout ; Les glaces Doudouces – Muriel Morbelli ; La Ferme de la Clairvoie – Riquier Thévenin ; Madjikarité ; Boulangerie Massam ; La Ferme du Pont de Sains – Maroilles Bio ; Potj’café ; Le Potager de la Vieille Jument – Sylvain Laloux ; Ferme des Loufs – Benoît Guilbert ; Ferme Herpin-Delemotte

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L’huile de colza de Théodore Bricout à Warluzel

Chantal, Nicole, Martine, et Geneviève du groupe producteurs locaux des Givrés d’Oranges! ainsi que Manuela, Jean-Pierre et Nicole de l’équipe LM-Galline, nous sommes allés à la découverte de la ferme de WARLUZEL où Théodore Bricout produit son huile de colza et sa farine, le mardi 18 août 2026.

Pendant plusieurs heures nous avons pu l’interroger, écouter ses explications aussi fournies que passionnantes, et même partager une pizza maison avec sa famille. De très bons moments passés ensemble…  Théodore démarre la conversation en évoquant les supers moments passés à la Fête des Givrés en mai 2025 avec les producteurs siciliens avec qui il a pu facilement échanger puisqu’il parle l’italien. « C’est incroyable que les producteurs se déplacent aussi loin pour rencontrer les consommateurs », ajoute-t-il.

Warluzel

un village de 220 habitants, situé à 20 km d’Arras et 7 d’Avesnes le Comte, en Artois, très proche de la Picardie. D’ailleurs sa rivière, la Gruche, tourne le dos à l’Artois et va se jeter dans l’Authie à Doullens. C’est un petit village-rue qui a vu le nombre de fermes s’effondrer de 25 à 7. Il n’y a plus de commerce, mais des casiers, alimentés par des producteurs locaux dont un boulanger, ont été installés sous le préau de la mairie.

est celui du père de Théodore, Damien Bricout, maire de Warluzel. Nous sommes accueillis dans la cour de la ferme où la famille est implantée depuis plusieurs générations, au milieu du village. Belle maison du XIX° siècle en pierre blanche, plusieurs granges, dont l’une abrite les ateliers de Théodore. 100 hectares de culture, quelques moutons pour la viande, et une basse-cour fournie. Théodore a d’abord exercé en tant que conseil achats/ventes dans un négoce agricole, ce qui lui permet de bien connaître les cultivateurs de la région, leurs pratiques, leurs réseaux. Depuis mai 2025 il a créé sa société sur le domaine familial, et développe progressivement l’activité de la société reprise aux frères Philippe et Olivier Neveu. Pour la petite histoire, c’est presque par hasard qu’il les a rencontrés; au moment où il réfléchissait à sa reconversion professionnelle, un accident de sport l’a conduit chez le kiné Olivier Neveu, et de fil en aiguille, la transmission s’est faite. Il a d’abord travaillé chez eux à Lattre Saint Quentin (à 15 minutes de Warluzel) puis progressivement chez lui.

Théodore s’est installé dans une ancienne grange qu’il a fallu mettre hors d’eau, transformer et aménager, en commençant par couler une dalle avant de l’équiper de la presse et du moulin ainsi que deux silos à céréales rachetés aux frères Neveu (il en achètera un 3° à terme). Les travaux et l’installation seront achevés cet automne avec la réfection de la toiture définitive. Théodore a bénéficié d’un prêt d’honneur ‘initiatives’ sur 3 ans; il envisage de demander un autre prêt pour une ensacheuse (de farine) qui lui permettrait de gagner du temps. Actuellement la mise en bidons et l’ensachement se font à la main. D’autres équipements sont envisagés car ce qui était une activité annexe pour les frères Neveu (principalement kiné et enseignant, ils étaient secondés par leur père) devient l’activité principale de Théodore qui aimerait à terme créer un ou des emplois. Mais le site est déjà opérationnel, depuis juin 2026, et nous avons eu la possibilité de visiter en prenant le temps, avec un guide passionné par ce qu’il fait !

Théodore a repris et applique le cahier des charges des frères Neveu: c’est une agriculture responsable mais pas bio. La seule phyto utilisée est un herbicide sur semis ou juste après, en septembre ou octobre. L’herbicide utilisé dépend de la législation qui évolue sans cesse, beaucoup de produits sont retirés du marché.

Un engrais azoté minéral est apporté : de l’ammonitrate 27 pour le colza, 150 unités l’hectare à la sortie de l’hiver ; pour le blé, 110 unités l’hectare également à la sortie de l’hiver et de plus 40 unités à la fin du cycle, pour les protéines. Les principaux engrais sont organiques. Le domaine échange avec les agriculteurs warluzelois sa paille contre du fumier (une tonne de l’une pour deux tonnes de l’autre). Il récupère de plus le digestat (le «reste») d’un méthanisateur local, riche en carbone et en azote, ainsi que des composts.

Théodore qui n’est pas en bio est attentif à la vie du sol. Il est convaincu que c’est un élément capital de la culture. Mais la sécheresse de cette année constitue une épreuve sévère : 30% en moins pour le colza et 20 % en moins pour le blé. Un sol en bon état permet de résister à la sécheresse (mais pas aux sécheresses extrêmes). Il sème toujours un couvert végétal, qui retient l’azote et les minéraux, évite l’érosion et sert de nourriture au sol; c’est aussi la vie des vers et microorganismes qui est possible. Il sème le plus tôt possible en août. Une norme européenne (la directive nitrate) impose que le sol ne reste pas nu; mais elle n’est pas toujours respectée (les agriculteurs s’arrangent pour être dans la norme mais de manière mesquine en semant aux dates limites, ce qui produit de tout petits couverts qui ne sont pas utiles). Mais il faut bien choisir ce couvert (par exemple le trèfle, en couvert permanent, amène souvent à l’usage d’un herbicide lorsqu’on sème le blé, ce qu’il refuse).

Plus le rapport C/N (carbone/nitrate) est élevé plus il est long à se dégrader, c’est-à-dire à être assimilé par le sol. La paille a un C/N élevé; le digestat un C/N bas. Précisons qu’il n’y a aucun arrosage, cette année non plus. L’eau ne sert ici qu’à nettoyer au karcher les cuves et le matériel de l’huilerie.

Théodore nous explique longuement avec compétence et passion ses cultures et de ses semences.

La culture du colza est ancienne ici. Déjà en 2006-2007, Damien Bricout et 40 agriculteurs avaient créé une petite coopérative de producteurs de colza, qui pressait leur huile. Suite à la crise de l’huile de 2008-2010, la coopérative a été rachetée par un industriel, à qui ils continuent de livrer une partie de leur colza. En effet seul le colza de Théodore entre dans la fabrication de son huile, et à terme tout le colza produit sera transformé en huile; pour l’instant ce n’est pas encore le cas (sur 15 ha produits, 8 à10 sont utilisés pour l’huile).

Théodore est très attentif au choix des semences. Il a refusé le colza hybride qui est gage de production importante, mais aussi de dépendance aux semenciers industriels. L’huile n’est pas la même selon la variété choisie; il a choisi une variété dont l’huile est plus douce avec un beau caractère. Mais cette variété ne sera plus commercialisée. Théodore organise donc la continuation de ses semences de lignée (par opposition aux hybrides) sans risque de consanguinité (affaiblissement des vertus des plantes) en mélangeant, par exemple, des semences de plusieurs années successives. Il utilise 2 à 3 kg de semences pour ses champs. Il sait que son rendement est moindre, mais il privilégie le goût et l’indépendance face aux semenciers. Il souligne que l’huile de colza bio a le défaut d’être obtenue à partir de semences hybrides.

Le colza s’est récolté cette année le 20 juillet, avec un mois d’avance sur la normale. Cette année il a une perte de 30% (sur les 30 tonnes obtenues en année normale) car cultivé sur terre argileuse, il a quelque peu «grillé». Heureusement il lui reste du stock de l’an dernier (le colza se garde deux ans).

Le colza demande une rotation longue, pour que les souches bactériennes spécifiques au colza, s’épuisent. L’optimum est de 6 ans. Ils organisent une rotation sur 5 ans. Ils cultivent alternativement colza, blé, petits pois pour les conserves industrielles, betteraves sucrières, avoine et féverolles pour l’alimentation animale, sarrasin pour des essais de farine, maïs et seigle uniquement pour la méthanisation. 

Le colza est sensible à l’altise. Ces minuscules bestioles fragilisent les tiges de colza, qui gèlent plus facilement en hiver. Il faut donc que le colza soit le plus robuste possible ; semer des féverolles avec le colza permet une lutte intégrée (elles font barrière en attirant les altises, et sont source d’azote). 

Les grains de colza subissent une pression à froid (par frottement de la vis qui écrase le grain, on peut aller à 30-40° mais on ne doit pas poursuivre au-delà). L’huile est très sensible à l’oxydation. Elle décante 3 semaines dans une cuve spéciale avant d’être embouteillée (en 0,5 / 0,75 ou 3 litres) dans des récipients totalement opaques car elle est sensible à la lumière. Théodore peut produire 500 à 600 litres à la fois, et donc environ 7000 litres par an, si on tient compte du temps de décantation, dans l’installation actuelle. Il faudrait des cuves supplémentaires pour extraire davantage d’huile. Mais l’extraction est lente (pour ne pas surchauffer : environ 3 litres à l’heure). Le résidu est utilisé comme alimentation pour le bétail.

L’approche du blé est plus facile, même si cette année il a aussi eu une récolte précoce avec une perte de rendement de 20% par rapport à une saison normale. La ferme produit 40 ha de blé et le moulin en utilise 4 ou 5 ; une grande partie est donc livrée à l’extérieur.

Pour le blé aussi les semenciers veulent imposer leurs semences hybrides. Ses semences sont aussi un lignage (par opposition aux hybrides) il renouvelle ses achats et mélange avec ses propres semences, en utilisant 4 variétés. L’adventice du blé c’est le vulpin, qui en diminue le rendement, et qui peut occasionner l’ergot. L’ergot est un champignon parasite qui crée des dégâts sur le blé, diminue le rendement, peut amener le déclassement voire la destruction de la récole; il est hautement toxique pour l’être humain (le mal des ardents aurait fait de gros dégâts dans la région) .

C’est la gestion du vulpin qui amène à réaliser un traitement (voir ci-dessus). En effet il se multiplie rapidement et peut compromettre la récolte. Le second problème c’est le raygrass, une graminée, tout comme le vulpin.

Le blé n’a pas besoin de polinisateur, vu sa morphologie ; mais le colza en a besoin (mile de colza). Le colza se garde deux ans, mais le blé pas.

C’est celui utilisé par les frères Neveu. C’est un moulin artisanal, avec meule en pierre. Là aussi il est capital de travailler lentement pour ne pas surchauffer la farine ; on produit 20 kg de farine à l’heure avec un maximum de 10 heures par jour (l’installation doit être surveillée) et une sensibilité aux conditions météo. En raison de la législation, Théodore veut rester en dessous du seuil de 35 tonnes de farine par an qui est celui des artisans ; au-delà de ce seuil les contrôles industriels légaux sont plus lourds et coûteux.

Théodore vend son huile à un ensemble de supermarchés, cantines etc; il doit développer ce réseau en partie reçu des frères Neveu. Il est accompagné par France Travail jusque fin Octobre 2026; c’est-à-dire qu’actuellement il paye ses charges simplement, mais il lui faudra bientôt un salaire car bien sûr il veut vivre de cette activité.

Il aurait besoin d’un coup de pouce pour la commande mais surtout pour se faire connaître.

Pour le contacter :

(A venir…)

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La Ferme Herpin – Delemotte : ValeVero

A les écouter, on sent leur passion pour ce métier, difficile mais elles ne cessent de s’investir, d’essayer de nouvelles choses, de trouver des débouchés dans un environnement qui compte déjà de nombreux maraîchers bio. Elles sont intégralement en bio; elles vivent difficilement de leur production et comme beaucoup de maraîchers elles touchent le RSA.

Véronique et Valérie se sont installées à Richebourg près de La Bassée, il y a une dizaine d’années, la maison qu’elles louent jouxte leur terrain maraîcher d’un seul tenant. Pour ce terrain elles ont un contrat « a commodat » c’est à dire un prêt gratuit pour usage maraîcher. Il n’y a pas de loyer mais pas non plus de durée longue assurée ; leurs relations avec le propriétaire sont très bonnes.

Elles parlent des difficultés de reprise des terrains agricoles et maraîchers, de l’habitude de réclamer l’équivalent d’un pas de porte, même lorsqu’on est locataire, pour laisser le terrain (c’est ‘fumure et arrière fumure, dont les prix sont excessifs dans la région où la terre est rare). Elles ne sont pas équipées pour faire les marchés (elles parlent avec humour des balances électroniques nécessaires maintenant, dont les révisions obligatoires sont chères aussi !) et cherchent plutôt des débouchés auprès des restaurants ou des épiceries bios, mais c’est très fluctuant, les uns et les autres ferment plus souvent qu’à leur tour. Elles vendent par exemple lors des livraisons du collectif d’achat « la Locomotive » à Hellemmes et sur place.

→ Lire notre compte-rendu complet de la visite à la Ferme, en juillet 25

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Les Glaces Doudouce du Domaine de Richecourt – Muriel Morbelli –

« Après 1H45 de trajet à partir de Lille, nous arrivons au Domaine de Richecourt. Chants d’oiseaux, insectes, grands espaces herbeux et boisés : nous savons déjà que nous allons vivre un moment de déconnection. Muriel et Whisky (son Corgi) nous accueillent chaleureusement.

Ainsi commence la nouvelle expédition de Cécile, Nicole et Pascale, parties à Mesbrecourt – Richecourt, dans l’Aisne près de Saint-Quentin, sur les conseils de Rafaèle, une adhérente gourmande. Voici leur récit à 6 mains. Merci à la dynamique Commission Producteurs locaux.

Muriel nous raconte l’histoire fascinante de ce lieu chargé d’Histoire : celle de l’ancien château napoléonien, touché par un obus lors de la grande guerre, après avoir été occupé par l’armée allemande. Seul vestige, une dalle sur laquelle s’érige une maison d’architecte à revaloriser. La propriété s’étend sur 50 ha dont cinq hectares de prairies, un jardin clos de murs d’un demi hectare, et le reste en massifs forestiers. Un étang et une rivière agrémentent le lieu.

Un jardin clos de murs ?

C’est un espace végétal entièrement entouré de hauts murs, héritage des potagers historiques, offrant des microclimats favorables aux plantes aromatiques et arbres fruitiers. C’est un véritable laboratoire à ciel ouvert et un refuge pour la biodiversité.

Dans cet espace, Muriel cultive avec passion depuis 2023, en bio, des fruits (pommes, poires, néfliers, cognassiers…), des fruits rouges (fraises, groseilles, mures, framboises…), des plantes aromatiques (thym-citron, verveine, tagette passion, aurone, sauge ananas…), des plantes médicinales (lavande, reines des près, menthe… ), des fleurs (pétales de roses anciennes cuisses de nymphe, …) et valorise des cueillettes sauvages (orties, grande berce au goût de mandarine, fleurs de sureau….) présentes sur le domaine. Nous sommes impressionnées par le foisonnement d’expérimentations.

Quand faire le minimum revient à faire le maximum

Elle met un point d’honneur à respecter la nature. Mais ce n’est pas une tâche facile, loin de là ! Pour Muriel faire le minimum (pas d’intrant ravageur, pas de débauche d’eau, pas de taille abusive) revient à faire le maximum. « Nous vivons dans la nature, pas à côté ». Elle évoque des charges de travail importantes au risque de se sentir submergée. Elle doit s’adapter à un sol calcaire, lourd. Il est déjà stigmatisé par la sécheresse alors que nous ne sommes qu’au printemps.

Elle met en place et expérimente différents procédés qui lui permettent de limiter la consommation d’eau et le travail de désherbage : bandes de cultures paillées, bâche biodégradable en amidon de maïs au sol, copeaux de bois. Elle a très peu de matériel : une tondeuse, une tondeuse autoportée, une houe maraichère, un gyrobroyeur et un tracteur vieux de  70 ans. Elle utilise des déjections de pigeons, compost, paillage local (tontes).

Des produits bios, locaux et riches en goût

Sur sa ferme, tout est fait-maison: elle cultive, récolte, sèche et transforme elle-même chaque plante et chaque fruit. Cet environnement exceptionnel permet de proposer des produits bios, locaux et riches en goût, véritable reflet du terroir. En récoltant au moment parfait, elle préserve toute la richesse des saveurs naturelles.

Dans son laboratoire, elle donne vie à des créations originales : des glaces d’infusion, des sorbets, des crèmes glacées, et même des biscuits, tous élaborés avec soin et amour. Parfois, sa production de fruits rouges est insuffisante. Elle se fournit alors chez « Fruits rouges and co » et « le Jardin Roy ». Elle peut proposer plus de vingt parfums différents de glaces d’infusion, sorbets,  crèmes glacées, et même des biscuits sans huile essentielle, sans parfum autre que la plante ( suivant la saisonnalité).

Créations aux parfums étonnants

Parmi ses créations, sont proposés à la commande à retirer le jour de la livraison des Givrés d’Oranges, des pots de glace de 500 ml : 11 € et  1l : 20 €

  • Glaces aux plantes : Tagette passion et Thym citron
  • Crèmes glacées : Reine des prés et Fleurs de sureau
  • Glaces aux fruits : Rhubarbe et Pomme caramélisée -crumble 
  • Biscuits  : Macarons à l’ancienne à la rose ( en paquets de 130 g, 8 biscuits)

Limiter les dépenses énergétiques

Sa ligne de conduite : Limiter les dépenses énergétiques. Ainsi dans son laboratoire installé dans l’ancienne maison du gardien, elle a fait le choix d’avoir plusieurs congélateurs au lieu d’une chambre froide pour séquencer ses capacités de congélation en fonction de sa production. Peu de déchets et ustensiles jetables : charlottes, sur-chaussures et essuie-mains sont en tissu, fait-maison et lavables. Pas de film étirable. Les contenants sont en carton compostables.

Elle a fait une demande de subvention pour l’acquisition d’un séchoir solaire, en remplacement l’actuel séchoir semi-professionnel électrique.

Muriel est passée de la théorie à la pratique : d’une activité salariée où elle sensibilisait les collectivités au zéro phyto au sein d’un CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) à l’artisane entrepreneur alliant respect de la terre et la volonté d’offrir des produits authentiques et gourmands véritables reflets du terroir.

En quittant le Domaine de Richecourt, nous repartons avec la sensation d’avoir découvert un lieu atypique, porté avec cohérence, exigence et beaucoup de courage. 

Un projet encore jeune, fragile parfois, mais profondément vivant, qui mérite d’être goûté ! (Cécile C. , Nicole L., Pascale C.)

Comment commercialise-t-elle sa production ?

Son objectif est de développer des circuits de revendeurs professionnels ciblés :

Pour la contacter :

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La Ferme de la Clairvoie – Riquier Thévenin

« En dépit des aléas du TER, nous nous retrouvons enfin à la gare de Bailleul pour nous rendre, en covoiturage, directement dans la houblonnière, au Mont des Cats, à Godeswaersvelde où nous a donné rendez-vous Riquier Thévenin, déjà au travail avec l’aide d’un jeune woofer écossais… »

Un reportage à 6 mains, signé Nicole, Pascale et Zorah qui sont allées à la rencontre de Riquier Thévenin, installé à Météren, sur la Ferme de la Clairvoie.

Un pionnier du houblon bio en Flandres

Son projet agricole s’est dessiné au cours de ses rencontres, stages et jobs saisonniers et se lancer dans un projet en bio était une évidence : cultiver les richesses de la Terre tout en prenant soin de cette dernière et de sa biodiversité.

En 2019, Riquier Thévenin installe une houblonnière de un hectare sur un champ appartenant au Département du Nord. Il maintient des bandes enherbées favorables à la biodiversité « c’est vrai que les surfaces couvertes de pissenlits en fleurs ont du charme et plaisent bien aux abeilles » commente Riquier. Le Département plante une haie basse mais n’a finalement pas suivi la proposition d’installation d’une mare. Le fond de la parcelle est occupé par de grands arbres et arbustes favorables à la faune sauvage.

Du fait de la douceur exceptionnelle des dernières semaines, alors que les travaux d’hiver ne sont pas encore terminés, Riquier doit s’atteler aux travaux de printemps pour démarrer la houblonnière :

  • Les pieds enfouis dans les buttes ne craignent pas le gel et restent en dormance tout l’hiver : ils ont déjà commencé à pousser ;
  • Riquier prépare le sol : enlever toutes les longueurs de buttes, nettoyer les surfaces, replanter si nécessaire, refaire les buttes avec une terre plus légère pour faciliter le développement racinaire ;
  • Le houblon nécessite des poteaux, ici, de 6 mètres de haut : mais à quoi servent-ils ? Eh bien à suspendre les câbles nécessaires à la croissance de cette liane grimpante.
  • A notre passage, le système d’irrigation, en goutte à goutte, est suspendu pour faciliter le travail des sols. Il sera à reposer tout le long des plants.
  • Le houblon se développe très vite : 6 mètres en 6 mois ! La diversité des variétés permet d’échelonner la récolte entre août et septembre. 
  • Les plants viennent d’Angleterre. La récolte comprise entre 400 et 800kg, selon les années, permet la fabrication de 200 000 à 300 000 bouteilles. Plante odorante, elle est à utiliser comme une épice : il suffit de quelques grammes pour brasser un litre ! 

Dans le hangar de sa ferme, Riquier a conçu un séchoir pour les cônes (fleurs) nécessitant 6 à 8 h de séchage. Ces cônes sont transformés en granulés, puis mis sous vide, plus simple à conserver et à utiliser pour les brasseurs.

Il travaille avec des petites brasseries locales, bio et de qualité.

En 2025, Riquier a eu la chance de brasser sa bière avec une micro brasserie familiale, père et fils, éco-responsable près de  Douai à Moncheaux : la Brasserie du Gorguechon. Cette micro-brasserie propose une bière de qualité à des prix abordables et s’attache actuellement à trouver de nouveaux débouchés.

De l’autre côté du Mont des Cats : le verger

Riquier nous emmène ensuite à 1km de là, de l’autre côté du Mont des Cats sur une parcelle de 5000 m2, dont 2 000 plantés constituant le verger. Cette parcelle appartenait, à l’époque, aux moines.

En majorité, diverses variétés de pommiers et des poiriers parsèment la surface. Les arbustes sont en fleurs : un petit paradis ! Riquier se lance des défis : il fait des essais et apprend beaucoup : il a planté des amandiers, mirabelliers et très récemment une rangée d’arbres à kiwis judicieusement installés au soleil. 

Les résidus de taille des arbustes sont transformés en broyat et utilisés comme couverture végétale.

Récolte et pertes

Il récolte 4 à 5 tonnes. En 2025, une panne de chambre froide l’a conduit à transformer la moitié voire les deux tiers de sa récolte en jus. C’est le lycée horticole de Genech qui s’est chargé de la transformation.

La rétribution financière réalisée par la vente des pommes en jus est hélas moins intéressante que la vente des pommes au kilo. Mais le coût de la réparation s’élève à 2 000, voire 3 000 € que Riquier ne peut investir actuellement du fait des charges de fonctionnement très importantes et incompressibles, quelle que soit la taille de l’exploitation.

En dépit du travail colossal, Riquier prend le temps de partager sa passion avec nous en concluant : « C’est passionnant d’être paysan bio ! ».

Nous repartons avec 4 bouteilles : bière, jus de pommes, de pommes-poires et pommes-raisin que nous dégusterons lors de la prochaine rencontre de l’équipe « producteurs locaux » et que nous vous proposons pour cette commande de juin sur la page Commandes-Livraisons.

Où trouver ses bières, ses pommes et ses jus de fruits ?

  • au magasin bio de Bailleul,

Pour le contacter :

Riquier THEVENIN – Ferme de la Clairvoie à Météren (59)

 06 18 23 04 03

rthevy@free.fr

 Page facebook

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Madjikarité – Produits de soin éthiques et solidaires – Yankimadji Rassembaye

Madjikarité est une micro-entreprise engagée dans la création de cosmétiques biologiques, fabriqués à la main, principalement à base de beurre de karité. Plusieurs adhérentes sont allées à la rencontre de Yankimadji Rassembaye dans son atelier de Bully-Les-Mines. Retrouvez bientôt leur reportage sur cette page.

Le karité : outil de combat pour Yankimadji

Une ambition sociale et environnementale

  • Participer à la plantation d’arbres de karité pour préserver l’environnement ;
  • Soutenir l’indépendance économique des femmes rurales ;
  • Offrir des alternatives à des pratiques néfastes comme l’excision.

Une démarche éthique et engagée

Le beurre de karité utilisé par Madjikarité provient exclusivement de coopératives de femmes africaines, rémunérées à un prix juste, sans intermédiaire. Ce partenariat est né d’une rencontre humaine forte entre Yankimadji et ces femmes, avec une volonté commune : valoriser leur travail et soutenir leur autonomie. Une mission qui va au-delà du cosmétique

Une histoire de sens

Le mot “Madji” vient du sar, une langue du sud du Tchad, et signifie “bien”.
Ainsi, Madjikarité peut se traduire par “les bienfaits du karité”.

Le prénom de la créatrice, Yankimadji, signifie également “quelque chose de bien”.
Ce lien symbolique reflète une conviction profonde : le karité est bénéfique à la fois pour la peau et pour les femmes qui le produisent. Le site Histoires Ordinaires raconte en détail le parcours extra-ordinaire de Yankimadji.

Des produits naturels et de qualité

Les savons Madjikarité sont :

  • Fabriqués en petites quantités 
  • Réalisés selon la méthode traditionnelle de saponification à froid 
  • Riches en glycérine naturelle pour une hydratation optimale 
  • Composés d’ingrédients biologiques 
  • Parfumés aux huiles essentielles 

Un projet solidaire en développement

Le projet Madjikarité se développe depuis plusieurs années avec le soutien de l’association Dian’gar (Femmes Cheffes). Aujourd’hui :

  • Le karité certifié biologique et équitable provient principalement du Burkina Faso 
  • Un travail de fond est mené depuis près de 9 ans pour structurer une filière locale au Tchad 

Dans la région du Mandoul, un partenariat avec une coopérative de femmes accompagnée par Caritas Suisse (projet SODEFIKA) a permis de poser les bases d’un développement durable.

Des actions concrètes sur le terrain

Face aux défis identifiés par Madjikarité et Dian’gar  (qualité, logistique, accès aux ressources, organisation), plusieurs initiatives ont été mises en place  :

  • Formation de 200 femmes dans 7 villages (été 2025) aux bonnes pratiques de collecte 
  • Amélioration de la qualité du karité biologique 
  • Renforcement des compétences locales 
  • Missions de suivi en 2026 pour accompagner les productrices 

En parallèle, un projet avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vise à moderniser la transformation grâce à de nouveaux équipements (en cours). Consulter le Rapport de la formation proposée aux femmes Tchadiennes à l’été 2025.

Une vision à long terme

Avec un impact direct sur les conditions de vie des femmes et de leurs familles, l’objectif est de permettre :

  • L’exportation du karité biologique tchadien vers l’Europe 
  • L’accès à des marchés plus rémunérateurs 
  • La création d’une filière durable, équitable et autonome 

Pour en savoir plus ou passer commande

Une fabrication artisanale qui préserve toutes les propriétés du karité et qui satisfait à la validation européenne des recettes cosmétiques (DIP), avec analyse toxicologique, sans recours aux tests sur animaux.

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Boulangerie Massam – Nicolas Lefébure

Plusieurs adhérentes sont allées à la rencontre de Nicolas Lefébure de la Boulangerie Massam. Il nous résume L’esprit MASSAM :
Produire moins, produire mieux.
Travailler avec le temps long du levain.
Respecter les matières premières.
S’inscrire dans une dynamique locale

Une boulangerie sans boutique, au service des professionnels

MASSAM développe une production 100 % au levain naturel à destination des professionnels et des groupements d’achat. Il n’y aura pas de boutique.
La distribution se fera exclusivement en livraison à vélo, en collaboration avec des prestataires logistiques de la métropole lilloise. Un choix assumé, en cohérence avec une démarche artisanale, locale et responsable. Tous les pains sont disponibles en formats 500 g et 1 kg. Retrouvez les pains de Nicolas :

  • A la courte échelle (Hellemmes) le mercredi après midi
  • A Robin des bios (Lille Moulin) le mercredi
  • A l’AMAP aux potes au CCAS d’Hellemmes le mercredi soir
  • A Superquinquin (Fives) le jeudi
  • Au 34 rue Aristote (Fives) le jeudi soir
  • Avec le fournil des Painsons tous les samedis matins au marché d’Hellemmes

MASSAM est une boulangerie artisanale à taille humaine, engagée dans une approche sincère et exigeante du pain.

Le nom MASSAM est inspiré du terme espagnol Masa Madre, qui signifie « pâte mère » — le levain. Ingrédient ancestral, le levain donne au pain plus de caractère, plus de saveur et une meilleure digestibilité. Il est au cœur du travail des artisans boulangers qui s’engagent à produire mieux, avec exigence et respect des matières premières. MASSAM s’inscrit dans cette démarche : un pain vivant, façonné à la main, fermenté lentement, élaboré à partir de farines biologiques et de blés soigneusement sélectionnés.

« L’alimentation a toujours occupé une place essentielle dans ma vie. Je me suis toujours senti à ma place en cuisine, dans le geste, dans le partage d’un repas. Attiré par les métiers de bouche, j’ai découvert le travail du pain au levain auprès de boulangers de l’Avesnois. Cette rencontre a marqué un tournant. En 2022, après huit années passées dans le dessin animé, j’ai entrepris une reconversion professionnelle pour devenir boulanger. J’ai obtenu mon CAP Boulanger en 2023, après plusieurs stages dans des maisons engagées de la région, notamment chez : Brood ; Pains Des Paysans ; Le Pain à Contretemps ; Vianney Degruson ; Pitman. Ces expériences m’ont permis de me former auprès d’artisans passionnés, aux pratiques variées mais animés par une même exigence : le goût du travail bien fait et l’amour du bon pain.

Les Painsons – un fournil partagé. MASSAM voit le jour grâce à la confiance et au soutien de Flavie Gentil, qui l’accueille dans le fournil partagé Les Painsons, à Lille Fives, à partir de septembre 2025. Ce projet repose sur une réflexion commune autour du choix et de la mutualisation des matières premières, toutes issues de l’agriculture biologique. Les farines proviennent de Jean-Sébastien Yvernaux, meunier engagé de l’Aisne, fondateur de Du Grain au Pain, avec qui ils partagent la même vision d’une filière locale, responsable et transparente. Les autres matières premières proviennent de Keramis, avec une volonté affirmée de travailler au maximum avec des producteurs français. Chaque ingrédient est choisi pour sa traçabilité, sa cohérence agricole et sa qualité gustative.
Chez MASSAM, rien n’est accessoire : tout participe à l’équilibre du pain.

Retrouvez La gamme des pains proposés

Rendez vous sur : https://boulangerie-massam.coop-pains.fr/ pour plus d’infos (Site en cours de conception). N’hésitez pas à le contacter si vous souhaitez commander du pain ou ouvrir un point de retrait : 06 38 90 10 27

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La Ferme du Pont de Sains – Maroilles fermier Bio

Nos envoyées spéciales de la Commission Producteurs locaux nous racontent leur visite :

Le reportage dans l’Avesnois

La Fabrication du Maroilles

Vous trouverez d’autres infos sur leur site: https://www.fermedupontdesains.com/produits-laitiers/ .

A Féron, au cœur de l’Avesnois, est élaboré le seul Maroilles Bio de la région.

Créée en 1977, La Ferme du Pont de Sains  propose services et produits: horticulture, floriculture, maraîchage création et entretien d’espaces paysagers, maroilles et flamiches BIO, centre équestre. La boutique de l’Avesnois, dans la jardinerie, propose à la vente une sélection de produits du terroir de la Ferme et des producteurs locaux. 
La Ferme du Pont de Sains est un Établissement et Service d’aide par le travail (ESAT), géré par l’Association Traits d’Union, Reconnue d’Utilité Publique, elle a pour vocation d’accompagner des personnes en situation de handicap à travers une activité professionnelle valorisante et porteuse de sens. 

Un savoir-faire fromager d’exception

Nous sommes fiers de fabriquer le seul Maroilles au lait cru entier biologique, ainsi qu’une flamiche de 360 g au Maroilles bio, élaborée dans le respect des traditions régionales. Notre Maroilles bio est proposé en trois formats : Le Quart – 200 g et Le Mignon – 380 g ; Le Sorbais – 540 g

Une production locale et engagée

Notre fromage est élaboré à partir du lait biologique de deux producteurs locaux, situés au cœur de l’aire d’Appellation d’Origine Protégée (AOP). Affiné pendant cinq semaines, il développe un caractère authentique et une richesse aromatique unique. Soucieuse de vous garantir une qualité irréprochable, notre production est systématiquement analysée par un laboratoire indépendant, cinq jours avant sa mise en vente.


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Potj’café – Isabelle & Xavier Lammar

Vous trouverez d’autres infos et videos sur Potj’Café sur le site de Colloc Flandres . Vous pouvez acheter son café sur le marché de Bailleul, ou en passant par le site Colloc Flandres.

« Nous aimons bien faire les choses différemment. Et nous aimons mettre du sens dans ce que nous faisons. Donc nous faisons avec notre coeur, notre savoir-faire et avec un énorme plaisir ! Et un peu d’humour belge. Ici, au Mont des Cats, on se sent bien. L’air est pur, les cyclistes passent avec le sourire, les promeneurs flânent tranquillement, et les motos scintillent au soleil. Dans notre atelier, nous torréfions nos cafés de spécialité, traçables depuis leur source. Toujours bio, toujours équitables. Nous travaillons aussi l’orge bio des Flandres. »

Du café goûteux, fraîchement torréfié au cœur des Flandres. Isabelle et Xavier Lammar apportent un grand soin au contrôle des températures de torréfaction, lesquelles sont ajustées à chaque type de café ou d’orge. Leurs cafés proviennent d’Amérique Centrale, du Pérou, de Colombie et d’Éthiopie, toujours 100% bio et équitables.

« Depuis fin 2019, nous transformons les grains verts et nos malts pour satisfaire amateurs, lève-tôt ou couche-tard, selon un procédé qui permet au café de garder tous les goûts et arômes dans le grain. Notre méthode de torréfaction lente donne au grain vert le temps pour se développer et préserver ses qualités d’origine. Nous avons choisi de travailler en pleine transparence : les producteurs bio et/ou équitables nous fournissent des grains pur Arabica et des malts d’une qualité exceptionnelle, et le résultat ce sont des boissons qui restituent chacun leurs propres caractéristiques. »

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Le Potager de la Vieille Jument – Sylvain Laloux

Vous pouvez lui commander vos légumes directement sur : https://commande.vieillejument.tk et retirer vos commandes à la ferme le vendredi de 16h30 à 18h30, ou sur sur Lille – Moulins, à Robin des Bios, le mercredi de 17h à 19h, ou encore à l’APU Fives, le mardi de 18h30 à 19h30.

→ Lire notre compte-rendu complet de la visite au Potager de la Vieille Jument

Lancé durant l’hiver 2020, le Potager de la Vieille Jument est un espace de maraîchage biologique situé à Boeschepe, dans les Monts de Flandre, cultivé par un jeune maraîcher : Sylvain Laloux. Pourquoi ce nom pour le potager ? Une vieille jument faisait partie des compagnes du potager et profitait de ses vieux jours dans la prairie en grignotant quelques restes parfois. Après deux saisons de camaraderie, Tato a quitté le potager le 2 février 2022.

D’une superficie de 500 m2 cultivés en 2020, l’exploitation s’est agrandie pour atteindre maintenant 4 000 m2 cultivés (200 m2 sous serres), avec aussi des prairies temporaires ou permanentes. L’envie est de proposer des légumes de qualité et, tant que possible, accessibles à la majorité. Sylvain cultive une bonne trentaine de légumes différents, semés ou plantés à la main. Le sol est globalement peu travaillé et les légumes sont cultivés pour partie sous couverts de foin, paille et broyats de déchets verts. [… Voir la suite… compte-rendu complet de la visite ]


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Ferme des Loufs – Benoît Guilbert

→ Lire notre compte-rendu de visite à la Ferme des Loufs

→ La saison 2025 de la ferme des Loufs en images

« L’ensemble de mes cultures est mené grâce à l’aide de mes chevaux Margot et Pollux, il m’arrive rarement d’emprunter un tracteur et chaque fois à contre cœur. Pourquoi ce choix ? Pour le contact avec le vivant et être le moins dépendant possible des énergies fossiles. Ce système n’est pas généralisable à tous les modèles agricoles mais trouve sa place dans le maraîchage puisque le travail manuel y est prépondérant. » 

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La Ferme Herpin – Delemotte : ValeVero

A les écouter, on sent leur passion pour ce métier, difficile mais elles ne cessent de s’investir, d’essayer de nouvelles choses, de trouver des débouchés dans un environnement qui compte déjà de nombreux maraîchers bio. Elles sont intégralement en bio; elles vivent difficilement de leur production et comme beaucoup de maraîchers elles touchent le RSA.

Véronique et Valérie se sont installées à Richebourg près de La Bassée, il y a une dizaine d’années, la maison qu’elles louent jouxte leur terrain maraîcher d’un seul tenant. Pour ce terrain elles ont un contrat « a commodat » c’est à dire un prêt gratuit pour usage maraîcher. Il n’y a pas de loyer mais pas non plus de durée longue assurée ; leurs relations avec le propriétaire sont très bonnes.

Elles parlent des difficultés de reprise des terrains agricoles et maraîchers, de l’habitude de réclamer l’équivalent d’un pas de porte, même lorsqu’on est locataire, pour laisser le terrain (c’est ‘fumure et arrière fumure, dont les prix sont excessifs dans la région où la terre est rare). Elles ne sont pas équipées pour faire les marchés (elles parlent avec humour des balances électroniques nécessaires maintenant, dont les révisions obligatoires sont chères aussi !) et cherchent plutôt des débouchés auprès des restaurants ou des épiceries bios, mais c’est très fluctuant, les uns et les autres ferment plus souvent qu’à leur tour. Elles vendent par exemple lors des livraisons du collectif d’achat « la Locomotive » à Hellemmes et sur place.

→ Lire notre compte-rendu complet de la visite à la Ferme, en juillet 25